Lorsque le dernier arbre aura été abattu, la dernière rivière polluée, le dernier poisson capturé vous vous rendrez compte que l’argent ne se mange pas" Chef seatle
Les phosphates dans les lessives domestiques sont interdits à compter du 1er juillet 2007 suite à la parution du décret n°2007-491 du 29 mars 2007 (JO du 31 mars 2007)
Néanmoins, la teneur en phosphates dans les lessives industrielles (10 000 tonnes /an) ainsi que dans les lessives domestiques pour lave-vaisselle (10 000 tonnes /an reste élevée.
Quelle que soit la lessive et sa composition, la ministre de l’écologie et du développement durable souligne que ces produits doivent être utilisés avec modération compte tenu de leur impact sur les milieux.
Pollutions agricoles :
L’impact des activités agricoles sur la qualité des eaux est la conséquence des pertes de fertilisants (engrais chimiques, effluents d’élevages, aussi appelés engrais de ferme, effluents agro-alimentaires et boues) et des produits de traitement des cultures (produits phytosanitaires). Ces pollutions peuvent empêcher certaines utilisations de l’eau, notamment son emploi pour l’alimentation humaine et animale (eaux souterraines et superficielles), et entraîner une dégradation des milieux aquatiques. Pour maîtriser les pollutions d’origine agricole, les pouvoirs publics s’appuient sur la combinaison de différents outils : réglementaires, économiques ou basés sur le volontariat.
Pollutions de l'eau :
La ressource en eau est une véritable richesse, à la fois précieuse, fragile et limitée, qui doit faire l’objet d’une gestion cohérente et rationnelle. Indispensable à la vie et à toute activité économique, l’eau est utilisée pour des usages domestiques, industriels ou agricoles qui requièrent tous en abondance une eau de qualité.
Mais à travers ces diverses utilisations, l’eau est souvent polluée. Son rejet au milieu naturel sous forme d’effluents plus ou moins fortement pollués peut engendrer à court ou long terme des conséquences graves, tant pour la santé et l’hygiène publique que pour l’environnement et avoir des répercussions économiques non négligeables.
Les PCB !!
Les PCB, ou Polychlorobiphényles, et PCT ou Polychlorobiphényles sont des dérivés chimiques chlorés plus connus en France sous le nom de pyralènes. Depuis les années 1930, les PCB étaient utilisés dans l’industrie pour leurs qualités d’isolation électrique, de lubrification et de d’ininflammabilité. On les retrouvait comme isolants dans les transformateurs électriques et les condensateurs, comme lubrifiants dans les turbines et les pompes ou comme composants d’huiles, de soudures, d’adhésifs, de peintures et de papiers autocopiants.
Présentent-ils un danger ?
Il est avéré que les PCB posent des problèmes de toxicité. C’est pourquoi, depuis 20 ans ces substances ne sont plus ni produites ni utilisées dans la fabrication d’appareils en Europe.
En France, les pouvoirs publics ont imposé des mesures, nécessairement progressives pour tenir compte de la durée de vie et du nombre important des matériels
1979 : interdiction dans les encres, adhésifs, additifs et dans certaines huiles ;
1987 : interdiction de vendre, d’acquérir ou de mettre sur le marché des appareils contenant des PCB ;
2003 : Le plan national de décontamination et d’élimination des appareils contenant des PCB et PCT prévoit un calendrier de décontamination des appareils recensés au plus tard pour le 31 décembre 2010. Certains appareils contenant des PCB et PCT à faible concentration (moins de 500 milligrammes par kilogramme) peuvent être éliminés au terme de leur utilisation.
Quels enjeux pour l’homme et l’animal ?
Très solubles dans les graisses, ces substances s’accumulent dans les tissus graisseux tout au long de la chaîne alimentaire. L’homme se contamine par l’ingestion d’animaux ou de produits d’origine animale, notamment le lait, les œufs et les poissons, contaminés par le PCB.
« Il est à noter que la toxicité aiguë des PCB est faible pour l’homme : une exposition accidentelle de courte durée aux PCB n’a pas de conséquence grave.
Une exposition aiguë à forte dose est associée à des irritations de la peau (chlorage). Plus rarement, ont été observés des infections hépatiques, neurologiques, des bronchites chroniques, des maux de tête, des vertiges, des dépressions, des troubles de la mémoire et du sommeil, de la nervosité et de la fatigue et de l’impuissance. Ces troubles sont, pour certains, réversibles.
S’agissant des effets chroniques (exposition sur le moyen et le long terme), les PCB présentent divers effets néfastes chez l’animal, notamment toxicité pour la reproduction, immun toxicité et cancéreux génicité. Ils ont été classés en tant que substances probablement cancérogènes pour l’homme.
Les effets sur les hormones thyroïdiennes et les conséquences possibles sur le développement du cerveau sont l’objet de discussions à l’heure actuelle.
Outre ces possibles effets cancérogènes, les effets chroniques des PCB sont des dommages du foie, des effets sur la reproduction et la croissance. »
Peut-on continuer à manger du poisson pêché en eau douce ?
Les poissons sont un des maillons de la chaîne alimentaire où chaque animal transmet à un autre les polluants qu’il a pu ingérer et qui ainsi se concentrent un peu plus à chaque fois dans leur chair.
L’Union européenne a adopté les normes recommandées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de concentrations maximales admissibles en PCB dans les poissons destinés à la consommation humaine. Le dépassement de ces normes peut conduire localement, à des interdictions de consommation de poissons, par arrêtés préfectoraux.
Des espèces sont plus susceptibles que d’autres d’être contaminées : celles vivant au contact des sédiments de fond (anguilles, brèmes communes), les carnassières, en raison de leur position en fin de chaîne alimentaire (brochets, sandres, silures).
Il est donc indispensable de respecter les arrêtés préfectoraux pris localement pour interdire la consommation des poissons pêchés dans une zone à risque.
Sources :
www.ecologie.gouv.fr/Les-PCB-ou-PolyChloroBiphenyles
Article du 12 février 2009 !!
Dans le cadre de l’élargissement du champ des investigations sur la contamination des poissons par les polychlorobiphényles (PCB), de nouvelles analyses ont été menées sur la Saône. Elles ont mis en évidence une contamination des poissons d’espèces bio-accumulatrices sur le secteur en aval du barrage de Dracé.
En application du principe de précaution, les Préfets des départements de l’Ain et du Rhône, étendent le secteur d’interdiction de consommation des poissons, d’espèces bio-accumulatrices, pêchés sur la partie aval de la Saône. Ainsi le Préfet du Rhône et le Préfet de l’Ain interdisent, par arrêté du 12 février 2009, la consommation et la commercialisation :
(des poissons benthiques (anguilles, barbeaux, brèmes, carpes, les tanches et silures) pêchés dans le secteur situé entre le barrage écluse de Dracé et le barrage de Couzon au Mont d’Or) de tous les poissons pêchés dans le secteur situé depuis le barrage de Couzon au Mont d’Or jusqu’à la confluence de la Saône avec le Rhône. En effet, les poissons venus du Rhône, qui sont tous interdits à la consommation par arrêté préfectoral, peuvent remonter la Saône jusqu’au premier obstacle physique, à savoir le barrage de Couzon au Mont d’Or.
Un plan d’action national est engagé afin d’améliorer la connaissance de ce phénomène de pollution historique et ses conséquences sanitaires.
ET ENCORE !!
Article de février 2010
Interdiction préfectorale de consommation de poissons pêchés dans plusieurs affluents de l'Ain
La présence de PCB a été détectée dans deux cours d'eau du département de l'Ain, le Lange et l'Oignin.
Des prélèvements de poissons révèlent des taux anormalement élevés de cette substance cancérigène. La préfecture vient d'interdire la consommation de poisson dans cinq cours d'eau, affluents de l'Ain. Une interdiction totale ou partielle.
Une annonce qui intervient à quelques jours de l'ouverture de la pêche.
Cinq cours d'eau sont concernés par l'interdiction préfectorale
(La Reyssouze, la Veyle, le Suran, l'Oignin et le Lange)
Un arrêté préfectoral interdit la consommation et la commercialisation du poisson de cinq cours d'eau
ET ENCORE !!
Cinq rivières savoyardes, la Leysse, l'Erier, le Coisetan, le Tillet et le Gelon, sont officiellement pollués par des PCB. Cette substance toxique et non dégradable était utilisée dans les transformateurs jusqu'au milieu des années 80.
Le 24 février dernier, le préfet de Savoie a interdit la consommation et la commercialisation du poisson pêché sur la totalité ou une partie de ces rivières. Une décision qui tombe quelques jours avant l'ouverture de la pêche, le 13 mars prochain. Du côté des pêcheurs savoyards, on s'étonne de la persistance de traces de pyralène dans ces eaux. En effet, à Chambéry ou Aix-les-Bains, on ne fabrique plus de transformateurs depuis plus de 20 ans...
Poissons interdits à la consommation par arrêté préfectoral et remous dans le milieu halieutique
Les poissons pêchés dans le Fier, une rivière de Haute-Savoie et de ses affluents, sont interdits à la consommation et commercialisation pour cause de pollution aux PCB. La décision de la préfecture de Haute-Savoie est tombée le 23 février, à moins de trois semaines de l'ouverture de la pêche.
A noter - En Savoie, le préfet vient également de prendre des arrêtés d'interdiction concernant les poissons pêchés dans certaines portions de la Leysse, de l'Erier, du Nant des marais, du Coisetan, du Gelon et du Tillet. Des cours d'eau des communes du bassin de Chambéry.
Mais il est encore plus important de changer le comportement de chacun !!
